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Accueil/Définition pierre sèche
Définition pierre sèche 2017-09-08T20:11:41+00:00

Définition

Une construction à pierre sèche est une construction bâtie sans liant de quelque nature que ce soit.

Mode-Phénomène: Si le mode de construction à pierre sèche est très vieux, la construction des cabanes agricoles en pierres sèches est un phénomène s’inscrivant dans un champ historique connu (post-médiéval avec l’extension des terres cultivées autour des villages et de l’individualisme agraire durant le dix-neuvième siècle).

Pour construire à pierre sèche, il faut de la pierre provenant des strates superficielles du socle rocheux et, pour obtenir cette pierre, il faut avoir des piochons en fer et des barres à mine (à l’exemple des vignerons du XIXème siècle, grands épierreurs et constructeurs de guérites et de cabanes en pierre sèche). Les outils en fer ne se sont répandus que très tardivement. Au Moyen-age, les instruments aratoires, les outils agricoles étaient en bois durcis au feu, avec des renforts de métal.

Les constructions en pierre sèche sont issues de la mise en culture de terrains où la roche est affleurante et délitée (fracturée en strates).

L’épierrage de ces terres était une pratique nécessaire consistant à débarrasser les parcelles des pierres, cailloux ou blocs gênant la culture.

Cette opération, effectuée chaque année après le labour, impliquait l’accumulation des pierres sous la forme de divers témoins : tas, murs, guérites et cabanes.

Le tas d’épierrement consiste à regrouper au même endroit le matériau d’épierrage d’une ou plusieurs parcelles.

Par économie de surface, les tas d’épierrement étaient souvent bâtis en parements ou pareils à des murs successifs accolés.

Les murs délimitaient chaque lopin de terre ainsi que le réseau des chemins (chemins creux marquant alors l’ancien parcellaire).

La guérite est l’abri le plus simple ; elle est souvent incluse dans les murs ou dans les tas.

« La cabane est une construction indépendante permettant l’abri temporaire des vignerons : journaliers ou propriétaires. Les cabanes en pierres sèches – abris individuels temporaires – ne peuvent-être comparées qu’à d’autres abris temporaires dans l’espace et dans le temps.

La proximité de sites préhistoriques d’une zone à cabanes de pierres sèches n’est pas un critère d’ancienneté (et à fortiori d’antiquité). »

PLUS JAMAIS ÇA

« Ces huttes, gariottes, mazels, cahuttes qui portent encore d’autres noms suivant les lieux où elles ont été édifiées (France, Italie, Sardaigne, Turquie) sont des constructions en pierres sèches… Leurs édifications remonteraient à 2000 à 3000 ans avant J.C. Elles sont, sans doute, après les grottes et abris sous roches, les premières habitations humaines… Suivant leurs divers aménagements, elles ont servi de bergeries, d’étables, de refuges aux chasseurs, de greniers, de temples, d’habitations et même de sépultures quand elles voisinent avec des mégalithes. »
 

« Pour affirmer que les cabanes en pierres sèches d’aujourd’hui ont eu des ancêtres il y a 4000 ans. Il faudrait prouver une filiation ininterrompue sur 4 millénaires (pas moins) avec des jalons dûment identifiés et attestés (grâce à des fouilles probantes et à des recherches d’archives). »

Il serait souhaitable qu’une bonne fois pour toute nous puissions nous souvenir « qu’une maçonnerie en pierre sèche – donc sans liant – n’a pas une cohésion et une solidité qui lui permette de traverser 2000 ans d’histoire. Ce n’est pas une maçonnerie au mortier romain. L’expérience des chercheurs montrent que ces édifices sont en fait très fragiles et que partout en France, ils sont en train de tomber en ruine faute d’entretien et par l’action des intempéries et de la végétation. » C.E.R.A.V. Tome XV 1991.

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